Et c’est reparti ! 
Joutes électorales en vue, vautours politiques à l’affût,  les récépissés de Parti Politique, apparemment plus faciles à obtenir que certains papiers administratifs peuvent enfin être dépoussiérés par leurs invisibles propriétaires. 

L’occasion est venue bien qu’entrevue depuis le lendemain du dernier scrutin à coups de « Ya ñu défal », « benen mandat par force », « Deukknangam soutient.. » de réengager nos yeux, oreilles, langues… (tout sauf notre cœur) dans une campagne électorale qui, de toute façon, ne s’est jamais achevée et ne le sera jamais.  
Contrairement à la légèreté des billets valant prix d’achat de conscience, lourds car bondés seront les « Ndiaga Ndiaye » qui serviront à rassembler les « figurants du spectacle politique » tels les moutons de Panurge vers l’égorgeoir de la Tabaski. Le sang du contribuable coulera toutefois avec bien moins de valeur que celui du coq, qui rassasiera les hyènes, faussement jeûneuses tout le mois de « Campagnadan », le jour de la Korité de proclamation des résultats. 
Leçon courte mais non sue : « Tout part de nos Hommes Politiques pour leur revenir ». 
Problèmes et fausses-solutions. Maladies et remèdes de Charlatans. 
TOUT… sauf les conséquences d’une gestion malencontreuse du Pouvoir. 
Malheureusement pour nous, Public qui joue à merveille son rôle de spectateur, l’existence dans cette atmosphère polluée a fini par nous conférer une faculté de résistance immunitaire étrange : l’amnésie. 
Les ennemis et autres bannis que nous n’avions point envie de voir hier redeviennent nos Élus espérés de demain en attendant que ceux d’aujourd’hui se remettent en scelle dès leur prochaine débâcle. Rédemption ! 
La machine de recyclage tourne formidablement bien, aucun gramme de déchet politique ne sera laissé en rade tant que le Sénégalais consomme naïvement. Autosuffisance politique assurée, sécurité parlementaire garantie. 
Comme alternatives des Alliances « Soupou Kandja » (mal cuisinées) aussi spontanées qu’irréfléchies car pensées autour de… Rien. 
Ceux qui dès leur jeune âge de citoyens n’ont eu comme premiers mots que les galvaudés et inexpressifs : « Mane ?! Je suis apolitique ! » croiront toujours s’élever ainsi au-dessus des autres qui failliront inévitablement à changer les choses. 
Les indolents bien qu’ayant souvent toutes les cartes (notamment d’électeur) en main s’abstiendront encore et encore. 
Celles qui pleureront en plusieurs années la cherté de leur panier à provisions, quand bien même ces condiments seraient existants au marché, applaudiront gaiement le temps d’une journée de folklore compensée financièrement par « Ki wooté meeting ». 
« Kii meunul wax » « Kii meunul politique » « Kii daa niakk xorom », « Kii daa métti » « Kii dou méyé xaliss » continueront de primer comme critères de choix avant de conclure que « Dumeuko votél deh » 
D’autres aussi espéreront,  ainsi,  « duper » les « voleurs » en monnayant leur suffrage en jour d’élection.  
Paradoxal! 
Paradoxal de traiter de « PolitiChiens » ceux à qui on concède gracieusement  la manipulation de la « laisse » du Pouvoir pour présider à nos destinées sous notre concert d’aboiements postérieurs quand presque TOUT est de notre Faute (de vote[rationnel] ) . 
C’est à se perdre dans ce labyrinthe de contradictions. 
Un Peuple qui veut et qui peut, qui pleure et qui dénonce tout en ne voulant pas dévoiler le fond de sa volonté née d’abus perpétuels de preux hommes qui, vraisemblablement, ne vouent aucune peur à cet « Être » apparemment moins suprême, pour eux, qu’un Chef (Humain) des Armées. 
Ceux qui s’écœurent de la situation ne sont que les recalés du système qui trahiront les passifs « révolutionnaires » pour rejoindre le système et son buffet de réjouissances étalés sur le dos très calme des citoyens. 
Beaucoup seront passés entre temps, revendiquant intégrité et probité morale mais il est devenu, au fil du temps et de l’expérience politique sénégalaise, peu plausible de clamer et promettre haut et fort respectivement n’avoir jamais méfait et de ne jamais méfaire une fois confronté à la vue et au goût des délices enivrants du « Nguuru ». 
À part, peut-être, quelques prétentieux aux idées vraisemblablement claires, principes ancrés et projets de société à priori réalistes très vite balayés par la soif insatiable d’un Peuple éternellement en manque de fables. « Dumeu fénnkat, Li nitt ki beugg dégg rek laa key wax » disait avec ironie une connaissance, j’eus tort de ne pas lui demander quel était son rêve de profession à part « Etudiant- futur chômeur »… 
Mais bref… tout mécompte fait , ne dit-on pas ( à raison ou à vous de voir…) qu’un Peuple n’a que les Dirigeants qu’il mérite ? 
 
 
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