Seuls les téméraires ont encore l’intacte ardeur à prolonger, tel des étudiants de Master, le séjour « sanarcéral » dans la colonie semi-désertique des Moustiques intelligents.
Au moment où l’année universitaire entamée en Octobre va bientôt s’achever pour certains, d’anciens camarades de veillées nocturnes au mois de Juin 2016 en sont encore en Juin 2017 à essayer de couper la tête d’une hydre académique qui vît le jour, du moins formellement, en 2015.

Le Contrat de performance est dûment rempli par Corps enseignant, administratif et Social sous la bienveillance d’un État plus pressé de se délester de la charge financière de ces « mangeurs de bourses » que de régler la situation de l’enseignement supérieur. 
Les étudiants au sort moins enviable que le cheptel de chèvres et bœufs qui se pavanent indolemment au sein du campus social sont ainsi les agneaux du sacrifice universitaire. 
Pas étonnant que le Courant ne passe pas mieux avec la communauté estudiantine qu’il n’est stable au Campus II. 
Même « UCAD la Rebelle s’est légèrement » assagie même si elle se résout, d’ « informations en informations » à partager  la scène médiatique avec les nouveaux contestataires Saint-Louisiens. 
Là-bas où les « Villages » méritent parfois leur nom entre corvées d’eau pour femmes du village M et réseau téléphonique instable dans un environnement hostile en hivernage. 
Sauf que la paisibilité d’un hameau est bien préférable aux dispositions de lits de certaines chambres surpeuplées du campus social. 
Qui n’avait pas perçu cette autre «enclave» à 265 km de Dakar, au-delà d’un haut lieu (avéré) d’excellence, comme un repaire doré agrémenté de conditions sociales dignes de Princes pour réfugiés des tapages de Dakar ? Mais au fil des ans ou seulement de la 1ère année, cette illusion mirifique née des récits merveilleux des « Anciens » cède le plus souvent la place à bien plus inexorable et grande déception qu’une « B.U » en pleine tête (que les profanes m’excusent de l’usage du jargon sanarois..). 
Ça bouillonne d’une colère incomprise par les principaux concernés (ou fautifs..). Cas patent d’interprétation hâtive et erronée de la vapeur qui émane de ces têtes brûlées : de la fumée de « yamba » comme disait l’excellent (Comédien) Birima. 
La solution ? 
Abandonner juste après obtention d’une Licence (qui au moins dure moins longtemps que celle d’une maîtrise disait l’autre) après de peu chaleureuses empoignades avec le système. Ou plutôt s’engager, dans le « secret » le moins absolu que celui dissimulant des notes d’examen catastrophiques, dans la piste « Campus France »
Bientôt les caravanes Air France et Corsair viendront concurrencer les « Messages et Frères » en convoiement d’apprenants abusés transformés en accrocs de cinéma à défaut de fiches TD à préparer. 
Ou encore la persévérance. 
Car, comme au plan de la restauration, à défaut d’endurer les versions remaniées d’un « système LMD » que nul ne maîtrise apparemment, il convient de s’en tenir à la parade « Lékk-Mougn-Dém ». Ou peut-être que l’alternative suprême serait une grève de la faim. Tels des étudiants de 2ème année. À condition que les représentants syndicaux soient pour une fois unanimement soutenus car l’organiser (à nouveau) sera sans doute une risible mais véritable et plus légitime manière que celle inventée par l’administration des Sciences Juridiques et Politiques, de déceler les étudiants « Défaillants» à l’Examen de conscience. 
Il eut gerbé le Parrain de l’UGB s’il fallût qu’on le réveillât au tout début de la campagne de sabordage du label d’excellence qui conférât gloire et popularité à son nom quasi-inconnu du commun des mortels. 
2017 aura été l’année de martyrs désespérés pressés de la « Fin du Monde académique », ballottés entre retards d’enseignements, lenteurs de publication des résultats du « Jugement dernier » et attitude aussi volatile que leur aptitude au voyage à l’étranger  des mini Dieux- Professeurs. 
Que dire donc de l’UFR des Sciences Juridiques et Politiques ? L’élite « c’est ou c’était» peut-être Eux mais la faillite le sera sûrement si on n’y prend garde. 
Et les « gardiens » du Temple du Savoir, étudiants de l’UFR SAT, détenteurs des clés de l’Université, ouvrant et refermant le campus social, toujours présents tels les « Ngolo Kanté » du Terrain « Valentin » pour rattraper un retard chronique dont le plus grand mathématicien ne saurait élucider la probabilité de résolution. 
Cycle à répéter encore et encore tant que la passe d’armes (de grève) entre les différents acteurs perdure. 
C’est à croire qu’il n’avait pas tort ce Professeur qui me disait qu’il s’agissait quasiment d’une année blanche même si nul n’osait la décrire en ces termes. 
Au grand dam de milliers d’étudiants dont le seul tort aura été de souhaiter et opter après l’obtention du Baccalauréat pour une Université de qualité reflet de leur niveau intellectuel. 
Le dilemme est aussi cornélien qu’à l’époque, un Etudiant de l’UFR LSH devant une épreuve de rattrapage de « Pa Histoire » : entre résorber le maximum de retard possible en abandonnant toutes revendications sociales et pédagogiques légitimes ou subir encore et encore les mille et une volontés des autorités universitaires alors que de toute façon il faudra payer le prix fort des grèves de Professeurs pour des retards qu’on n’aura pas « cette fois provoqués ». 
Dur, dur d’être d’UGB. 
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