Cette « chronicature » est une sirène d’avertissement. 
Tel le « Poot.. Pooooooot.. Tchou..Tchou ! » du Petit Train de Banlieue annonçant son arrivée à Thiaroye à celles et ceux qui le feront dérailler un jour à force de transformer ses rails en étals de marchandises.
Pareil au « Piiiiip, Piiiiiiiiiiiiip ! » de ces voitures aux chauffeurs obligés de mêler rancœur et (in)compréhension pour ralentir, freiner, laisser passer ou renverser ces véloces « Ferraris humaines » traversant l’autoroute par paresse d’enjamber une passerelle qui ne leur aurait coûté que 5 minutes de plus du temps « précieux » qu’ils risquent, à tout moment, de perdre à jamais.
Chaque jour son lot de conduites aussi irrationnelles que dangereuses de la part de « Chacun » d’entre nous, adulte, vacciné et bien portant, copié demain par les cadets pour un renouvellement comportemental perpétuel.
Les drames intermittents ne sont qu’épanchements du contenu d’un « vase » trop plein d’actes risqués, de comportements dénués de discipline et d’attitudes imprudentes qui ne débordent que pour laisser perler des catastrophes sanglantes aussi rapidement oubliées que le court temps que prend une larme pour sécher sur une joue hypocrite.
Bienvenue au Sénégal où tout roule comme sur des roulettes…mais en sens interdit !
Les piétons délaissent leurs trottoirs empruntés par des « deux-roues » lassés de se faufiler tels de petits diables entre les véhicules et leurs conducteurs dotés de permis mais qui confondent obligation de le faire et complaisance à céder le « passage piéton » à ceux qui attendent gentiment au bord de la voie croyant encore qu’il s’agit là d’une garantie pour traverser tranquillement la route. 
Qui n’a jamais fermé yeux et retenu parole, obstrué pensée et tu critiques avant de demeurer assis ou monter dans un moyen de transport à l’évidence plus chargé qu’il ne devrait l’être ?  
Qui n’a jamais, pour rattraper son retard sur le monde temporel, choisi d’accrocher sa main (ou le maximum de doigts) dans l’embrasure d’une porte rouillée ou à la fenêtre d’un « receveur » ou « apprenti » ou « apprenti-recevveur » dans un « Tata » « Carrapide »

ou « Ndiaga Ndiaye », tombeaux ouverts roulant à folle allure et de surcroît tellement bondés de monde que le véhicule s’incline comme pour demander à l’asphalte si elle ne voudrait pas du sang de ces passagers serrés tels des moutons formant son « embonpoint ». 

Quel maçon n’a jamais travaillé voire travaillé toute sa « carrière physique » sans gants ni casque de sécurité, usé de vulgaires poutres pour se maintenir artificieusement à plusieurs mètres du sol où aurait pu s’écraser, avec forts dégâts, sa nuque ? 
C’est à se demander si notre considération concrète de la VIE ne pèse pas moins que celle de ces chevaux dont on se refuse à alléger la charge tant que leurs 4 pattes ne se retrouveront pas en l’air et leur lourd fardeau au sol.
Heureusement que DIEU « existe » ! Ingérons tous les médicaments faux ou périmés vendus sur le « marché noir à ciel ouvert » que nous ne mourrons pas tant qu’il ne l’aurait décidé. 
« No comment » de ma part sur « l’explication »  d’un exemple de suicide populaire sous peine d’être accusé de blasphème et arrosé de « mboldés verbaux ».
Mieux vaut donc critiquer le Léviathan mou qui ne déploie son énergie qu’en dernier ressort : l’État
Cependant, il est certes souvent coupable d’imprévision et de défaut d’anticipation de potentielles sources d’accidents malheureux et de lenteur de maîtrise de ceux déjà survenus, mais d’autres, la plupart, sont à mettre sur notre compte. 
Car lui-même devenu aussi réactif qu’un caméléon, ne subordonne son action pour régler les problèmes qu’à la passivité de ses (irresponsables) « sujets » comme face à la situation de ces gamins de « 5 ans, 6 ans,7 ans »  qui se lèvent à pareille heure qu’eux pour se glisser entre les voitures, les vices, et les vicieux qui peuplent le monde urbain avant que de violents sévices de « Marabexploitants » ne viennent « chatouiller » leur frêle petit corps, à peine épargné par le froid et les maladies, le soir venu s’ils ne ramènent leur « salaire ».
Que malheur leur arrive comme il leur arrive souvent, on ne les pleurera pas moins que les connaissances du défunt venus assister aux obsèques pour revoir d’autres connaissances n’attendront pas de goûter aux « délicieux » « Nakka » et « Thiébou Deujj » avant de prendre congé de la famille éplorée.
En sera-t-il donc toujours ainsi malgré tout ?
Malgré le nombre inexact de victimes du Bateau « Le Joola » dont on ne se soucie vraiment que pour mentionner qu’il s’agit de plus de noyés que le Titanic, malgré les victimes du plomb de Keur Ngagne Diaw, malgré les Talibés morts dans l’incendie de la Medina, malgré l’avenir précocement asphyxié de cette famille Diaz, malgré les 21 braves femmes noyées de Bettenty, malgré le sort atroce de cette femme déchiq…(je frissonne à l’idée de réécrire les conditions de sa mort …,malgré tout ce qu’un écrit ne peut rappeler…
…On continue d’agir, et non de réagir, peu de temps (ou immédiatement) après comme si leur tragique sort évitable au plus haut point ne nous avait guère servi de leçon pour notre vie présente. 
Une vie de suicidaires fatalistes déroulée tranquillement en attendant le prochain drame et son lot de victimes…
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