Tel le voleur intrus subissant l’ire de locataires soucieux d’en faire l’exutoire de leur ressentiment envers le voisin plus grand auteur de larcins, cette gamine hypermédiatisée aura fait les frais de la colère des « Samba et Coumba Sermonneurs Alaar », rappelés à l’ordre par les morveux qui se mouchent car offensés par tant de crues (et vraies paroles).

La guerre de commentaires sur la Toile est, quelque peu, partie, encore une fois, en hors sujet. Ce langage osé et posé, avec tant de légèreté que ces mots « vulgaires » de cette fillette à peine sorti du cocon, n’est que jeune herbe dans le champ verdoyant (et puant) d’insanités que chaque cadet peut ouïr et apprendre de Nous. 
La minorité, molle quand il s’agit d’appliquer, enjoint à ses parents de l’éduquer quand la majorité d’habitude silencieuse car peut-être conscient de sa culpabilité se terre dans la cave fourre-tout du « Mandou ».
Au moins ne pourront-ils pas (mais ils peuvent quand même) reprocher qu’un concerné puisse « insinuer » que nous avons tous faillis.
Faillis à ne pas rendre célèbre les valeurs que nous prônons, faillis à ne pas montrer l’exemple à notre entourage mineur et faillis à oser l’introspection suivie de solutions anticipées avant que ne déferle la vague de « Choqués ». 
Qu’a-t-elle fait d’ailleurs, ce petit moucheron à part déployer sa langue pour mimer le bruit du bourdonnement que les ailes de ses aînés tentent d’atteindre à tort et à travers quitte à les tremper dans la boue, toujours en quête de Buzz, peu importe les vils moyens pour y parvenir.
Quand artistes et animatrices faisant leurs la bêtise verbale et l’insolence vestimentaire sont tout de même idolâtrés, pourquoi ne pas rechercher de jeunes talents plus « potés » ?
Si éduquer un enfant comment et par Qui sont des questions à se poser, plus important est de savoir dans quel environnement tous ces efforts, si toutefois ils seraient fournis au préalable, n’auraient pas à être vains ?
Il vient au monde aussi immaculé que la neige mais quand bien même des parents réussiraient leur tâche, ce ne serait qu’en parvenant à lui inculquer l’aptitude à ne pas dupliquer ses modèles télévisés, de ne pas adopter la même posture suggestive qu’une star de feuilleton importé comme local, de ne pas reproduire le même « verbiage » qu’elle entend urbi et orbi dans les Médias comme dans la rue. Mission bien possible..à condition de se couper du Monde.
Malheureusement, nous vivons, suivons et rions avec eux, yeux et ouïe braqués sur écrans et bandes Fm, tellement habitués et complaisants aux dérives multiples que les écarts de langage de comédiens en manque d‘inspiration ne font que nous faire rire ou sourire, naturellement, car « c’est de l’humour ».
Pourquoi, donc, ne pas nous marrer plutôt de son (grave tout de même) comportement mis en scène par des adultes au même âge mental qu’elle sachant manipuler une caméra et diffuser sur Internet pour collecter « likes et réactions » plutôt que commentaires haineux, irrespectueux et injurieux, comme savent bien en émettre des utilisateurs « majeurs et vaccinés» de réseaux sociaux?
À défaut alors de jouer les prêcheurs en enfer, ferions-nous mieux d’arrêter de « coller la petite » car quand « Francko » se faisait interdire sa musique « immorale » par le Préfet de sa région, au pays de la moralité et des moralisateurs du reste du Monde, nous la passions comme agrément de programmes, générique d’émissions ou fond sonore de cérémonies.
Nul ne s’est jamais demandé pourquoi ces bannières -12 -6 -8 -16 visibles  sur les chaînes de télévision de pays « nous-disant », de mœurs légères, ne venaient jamais auréoler un flanc de cette télévision projetant télénovelas étrangères (ou sénégalaises) dans lesquels se glissent toutes sortes d’images « pas très catholiques », ni musulmans, ni…moraux tout simplement.
Cependant, là n’est pas tout le problème.
À peine saurait-elle lire à l’école que les premières choses qu’elle découvrirait dans une « Une » de journal seraient les invectives de ses dirigeants politiques avant que son « innocence » ne soit violée par les détails de faits divers devenus « essentiels », des histoires de « dessous », les unes plus salaces que les autres, à fort relent sexuel décrit dans un langage en « petite culotte » qui se « vendent bien » (car bien « consommés » ?) et alimentent la masturbation des langues médisantes au point de devenir sujet d’émissions radiophoniques phares.
Serait-elle montée dans un bus que les seuls mots appris d’un chauffeur seraient à coup sûr des noms d’oiseaux, les mêmes qu’un homme différent (et non supérieur) de son père que par une tenue profèrerait sans gêne à leur encontre. 
Saurait-elle, en effet, ce que c’est la parité qu’elle se rendrait compte que le seul endroit où les femmes peuvent se targuer d’être on ne peut plus présentes, sont les déversoirs à insultes servant de bouches aux aînés.
Que celui qui n’a jamais injurié ne trouve l’intérêt de jeter une pierre de vexation à celui qui n’a fait que proposer son aide à condition de trouver réponse à sa demande:
« Dis-moi quels adultes mal élevés tu as je te dirai s’il te sera jamais possible d’en faire ressortir une jeunesse angélique »… à moins que « Bleu-Bleu soit assez divin pour venir à notre recousse…
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