Fin du Ramadan ! Triste ou hâtivement attendu c’est selon !

Apogée tout en ambiances d’un Mois de repentance, de dévotion, et de gestes de bonté distribués à gauche et à droite tels les crachats, sur dalles et trottoirs des zélés cureurs de dents.
Aucun « akk » ne leur sera assurément pardonné par piétons et maniaques d’hygiène si leur dentition n’aura pas égalé, entre temps, la blancheur étincelante d’une pleine Lune.
Celle-là même qui n’aura malheureusement pas permis une fête de Korité dans « l’unité » ou plutôt dans la même « coïncidence » qui aura marqué le début du jeûn faute de consensus. Plus malheureusement encore, les divergences de célébrations nées d’interprétations différentes, pas nécessairement synonymes de désunion ont connu pareille lecture.
Chacun vouant l’autre aux gémonies de l’Enfer dont, fort heureusement, le divin Propriétaire n’a pas cédé les Clés et le pouvoir d’expédition à l’Humanité. 
Les démons de l’intolérance ont résisté tel le Diable enserré, le mois durant, paraît-il dans le crématorium lui servant de gîte mais qui est tout de même parvenu à « réchauffer » des cœurs du haut de son promontoire de feu infernal.
C’était, en fait, sans compter avec l’ingéniosité des sénégalais et du gentil « Diablotin » se débattant en nombre d’entre eux (Nous). 
Pas aussi longtemps a-t-il fallu pour que le Grand Théâtre redéploie ses rideaux pour laisser place aux habituelles scènes de comédie musicale.
Facile de se voiler la face mais la farce, elle, ne supporte pas de couverture. A part celle médiatique des Festivals. 
Ça a chanté et dansé pour réveiller la « ferveur religieuse » tout comme ça a chanté et dansé pour réveiller âmes jeûneuses ou non sur fond de grande chorales et chorégraphies nocturnes improvisées.
Même Celui qui se demandât à son époque, d’après des dires, comment pouvait-on danser au rythme du tam-tam comme ayant traversé le Pont Siraat a vu son nom déclamé en primeur par des audacieux loin d’être aussi spirituels que les Saints.
Des Chefs spirituels dont la lumière du Ramadan a permis à certains de retrouver leurs traces. 
Sauf que le « Kén dou Diiw » psalmodié à longueur de journée a oublié d’être suivie de la tout autant véridique « Kén dou Gnoune ». 
L’autre avait raison de théoriser qu’il n’y avait qu’à s’imaginer être assis auprès d’eux pour savoir ce qu’il seyait de faire en leur nom.
Hors, règne la tyrannie des fidèles prompts à invoquer « Urfacebook » et « Ortwitter » leur fort « attachement » aux Guides, peu portés à montrer leur amour par la praxis en rechignant sciemment à mimer le moindre de leur actes et abstinence de péchés mais très prompts à rechercher pour correction l’osé chronicateur qui pense avoir une once de « bien-pensance » pour oser s’aventurer sur pareil terrain glissant.
Au risque de connaître à nouveau le même sort d’amnésie que les auteurs des chaleureux messages distillés de gauche à droite des réseaux sociaux pour demander  au tout début l’absolution à des frères musulmans qu’on n’aura que trop offensés et auxquels se sont succédés les insultes « de haute facture » des automobilistes mis à l’épreuve par la faim et la soif… et « l’obligation » de patience dans les files désordonnées ponctuées d’embouteillages.
Même les excès hautement décriés (en temps comme en dehors de Ramadan)  se sont vus présenter en « Sukeur » dépassant l’apport en glucides pour finalement tordre le cou et la poche aux jeunes couples étreints par le poids d’une tradition pervertie au fil du temps. Une diète sera, à coup sûr, inévitable en cette après-fête de Korité et sa myriade de dépenses étalées parfois avec ostentation comme les apparats luxueux des « Disquettes » à l’ego dur en défilé de mode sur les podiums de bitume ou sable des rues sénégalaises.
Heureusement que les jugements à sa toise n’ont pas valu de chutes à certaines fines commères sur hauts talons.
Quant aux ambianceurs invétérés et autres bêtes de scène, ils se sont terrés, en hibernation ou en concotion de futurs « morceaux à jeter » le temps d’un mois, comme si l’ambiance folle des boîtes de nuit égayées par la vue des tenues légères par adaptation au climat torride du milieu n’était pas ce qu’il y avait de plus « religieux ».
Mais bon, chassez le Naturel, il revient au galop… Ah non, il n’est jamais parti…
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