Presque vingt longues années au bout desquelles les fruits récoltés semblent de loin en-deçà de la promesse des fleurs de l’histoire tumultueuse d’un processus démocratique qu’on croyait irréversiblement ancré pour nous faire oublier quarante années de diktat d’un parti unique dont les pratiques, jadis farouchement combattues, ressemblent à s’y méprendre à celles des adversaires ayant tour à tour accédé à la magistrature suprême par une transparence électorale inspirant le respect du Sénégal à travers son peuple et ses institutions républicaines.

Il est une chose que de vivre un suspens angoissant de sortie des urnes avec des tendances et projections tantôt favorables tantôt défavorables à tel ou tel camp, présidentiel ou oppositionnel.

Mais si cela va de pair avec des suspicions, fondées, de tripotage, d’amont en aval, du processus électoral devant l’entacher d’irrégularités partisanes aux fins de confisquer et détourner la sanction populaire en faveur d’un candidat craignant pour sa réélection hypothétique, il y’a de quoi nous interroger sur la bonne santé de nos institutions républicaines qui se devaient de jouer pleinement et en toute souveraineté la mission patriotique qui leur est dévolue.

Il appartenait à ces institutions de sevrer à jamais le peuple de pratiques de campagnes électorales heurtées, ponctuées d’insultes, de violences et de saccage du patrimoine public comme des biens privés.

Ces faits sont hélas monnaie courante au Sénégal à faire redouter de pires moments vers une désintégration irrémédiable de notre homogène tissu national qui laisse de plus en plus transparaître en filigrane un climat de malaise inter confrérique et ethnique comme fonds de commerce politicien.

Les œillères partisanes ne devraient donc pas prendre le dessus sur nos intérêts nationaux les seuls à même de contribuer à raffermir le tissu national pour déjouer l’horizon gros en périls menaçant les équilibres socio-ethnico-confrériques et religieux garants jusque-là d’une image de marque du Sénégal sur la scène Internationale. Délestons le bateau national de toutes ces subjectivités qui nous empêchent de le mener à bon port en nous assurant de gréement institutionnel à lui conférer un état de navigabilité fiable.
Gorguez

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